Jéhan, Seigneur de Pontual, vivoit en 1400 avec Jeanne le Bouteiller, sa femme de qui il eut : I) Henri de Pontual marié a N. de Pleumaugat (voir les possesseurs de la Maison à Plumaugat) dont pour fille unique. Jeanne de Pontual, mariée à Olivier de Plouer (voir Notes sur la famille de Plouër ): Seigneur de Sanloſft, qui comparut à la montre des Nobles de la Province de Bretagne le
Retourpar le refuge de Camporells distance: 8km ; dénivelé: +160m -760m ; durée: 2h45. 0h00 Lac supérieur (2360m) Revenir par le même itinéraire jusqu'à l'embranchement du second lac. Le contourner par la droite en empruntant un petit sentier. Longer le ruisseau qui nous amène au lac suivant.
Hélène ép. Jean de l’Isle, S. de Marivault; Charlotte, ép. Louis de Frouillart; Françoise; Il vendit la seigneurie de Thulin en 1513 à la Antoine de Ligne. Jean I d’Aspremont (1474-1522). Prince d’ Amblise, seigneur de Busancy. Chevalier, gouverneur de Rethel. Il épousa en 1497 Antoinette de Brandebourg-Vianden, dont il eut:
844: Les Vikings remontent les estuaires de la Charente, Seudre et Gironde. 845 : Prise et saccage de Saintes. 847 : Incendie de l'abbaye de Déas dans le pays d'Herbauge. 848 : Prise de Bordeaux et raids sur Melle et le Mellois ainsi que Saintes. Les Vikings remontent la Garonne jusque vers Toulouse, la Dordogne et l'Isle [2].
LaSeigneurie offre un défi à la mesure des adeptes de randonnée de tout âge, qui pourront l'arpenter gratuitement en toutes saisons, et même chausser les raquettes disponibles au chalet en hiver. En longeant la rivière des Boudreault, il relie le Musée maritime de Charlevoix, sis au 305 rue de l'Église à Saint-Joseph-de-la-Rive, à l'entrée du domaine de la Seigneurie, sur la route 362.
4UZs. Histoire du village Situé à l’extrémité Sud-Ouest du canton de L’Isle-Jourdain, Castillon-Savès domine la vallée de la Save en rive gauche. Les seigneurs du Cogotois furent maîtres de ce lieu pendant 600 ans. Au Moyen-Age se forma un petit pays » entre Samatan et L’Isle-Jourdain le Cogotois, habité en partie par des marginaux », les Cougots ». Son premier seigneur s’installa à Castillon vers la fin du XIème siècle dans un château féodal. Les ruines de son donjon carré roman à l’ouest du village, en son encore le témoignage. A l’origine le Cogotois s’étendait approximativement sur les territoires actuels des communes de Clermont-Savès, Marestaing, Monferran-Savès, Labastide-Savès et Auradé. Quatre familles nobles parentes se succédèrent de 1200 à 1791. La première, les Maretsang s’imposant pendant 300 ans de 1200 à 1499. En 1342 le roi de France attribua à cette famille le titre de vicomte de Cogotois, et en 1470 Géraud de Marestang fut armé chevalier par Louis XI. De par sa sagesse il fut l’un des curateurs de son suzerain Charles d’Armagnac devenu fou en 1490. Sans postérité c’est un neveu, d’Astarac Fontrailles qui présida en 1499 à la destinée du Cogotois. De famille riche, puissante et protestante, les maîtres des lieux se firent remarquer par leur brutalité durant les guerres de religion. Michel d’Astarac Fontrailles fut nommé en 1576 sénéchal de L’Isle-Jourdain par Henri de Navarre, son fils Benjamin gouverneur d’Auch vers 1610, et son petit-fils Louis sénéchal de Fezensac et d’Armagnac vers 1650. Ce dernier laissa en 1677 sont titre de marquis et ses biens à Jean-Paul de Rochechouart qui, treize ans plus tard céda le Cogotois à Jean Emery de Preissac d’Esclignac issu d’une famille de valeureux militaires. Celui-ci a servi dans la compagnie des mousquetaires et fut dangereusement blessé à la bataille de Maëstricht en 1677 au cours de laquelle D’Artagnan fut tué. Sa fille Catherine épousa en 1714 au château de Castillon, Alexandre de Percin de Montguillard de la Valette fils de son voisin le châtelain de Caumont. Sa petite-fille Françoise-Madeleine née à Castillon se maria aussi au château de Castillon en 1744 avec Arnaud de Gontaud-Biron marquis de Saint-Blancard. Enfin son arrière-petite-fille Marie de Gontaud Biron se maria elle aussi à la chapelle du château en 1766 avec Philippe Maurice de Vissec marquis de Ganges Hérault en présence notamment de Megret d’Entigny, intendant de la Généralité d’Auch. Henri de Preissac d’Esclignac, dernier vicomte du Cogotois, se maria en 1787 avec Marie-Elisabeth-Xavière de Saxe petite fille du roi de Pologne et nièce de Louis XVI, ce qui leur valut d’accéder au rang suprême de duc, de duchesse et de Grands d’Espagne. Certains vicomtes et membres de leur famille furent enterrés dans leur tombeau à l’emplacement de l’église actuelle de Castillon. Le duc d’Esclignac dut émigrer en 1791 au plus fort de la tourmente révolutionnaire il était le plus riche propriétaire de la Généralité d’Auch à la veille de la Révolution. Le château fut en partie incendié par ses sujets en 1793. En 1795 une garnison de cent hommes y séjourna pour faire régner la loi républicaine dans la région de la Save peu imprégnée par l’esprit révolutionnaire. Durant plusieurs années, les ruines servirent aux Castillonnais pour construire ou augmenter leurs habitations à peu de frais. C’est ainsi qu’il ne resta plus que des soubassements voûtés sur lesquels un Monferranais, Antoine Lacroix, éleva dès 1827 une maison bourgeoise du style Restauration Toulousaine » inventoriée et encore dénommée Château de Castillon ». Source Communes du département du Gers, arrondissement d’Auch – Société Archéologique et Historique du Gers.
Vous etes ICI Accueil > France > Val de Loire > Vallée de l'Indre > La vallée de l'Indre de Buzançais à Chatillon sur Indre Votre Hôtel Indre 36 Châteauroux Issoudun Le Blanc Indre et Loire 37 Tours Loches Voici une visite virtuelle de la partie de la Vallée de l'Indre qui va de Buzancais jusqu'à Châtillon sur Indre. La distance est courte, un peu plus d'une vingtaine de kilomètres, mais les sites et monuments sont nombreux. On est içi dans le département de l'Indre, il tire son nom de la rivière l'Indre qui le traverse du Sud-Est au Nord-Ouest sur environ 130 kilomètres de longueur. Le chef-lieu du département est Châteauroux avec trois sous-préfectures Issoudun, La Châtre et Le Blanc. A partir de Buzancais l'influence de la Touraine commence à se faire sentir, en effet avant la Révolution Française une partie de cette région appartenait à la Province de Touraine. L'Indre entre Buzançais et Châtillon sur indre A proximité de Buzancais le village d'Argy conserve un beau château de même que, un peu plus loin, Pellevoisin. L'Indre passe ensuite près de Saint Genou et de Palluau qui conservent des monuments réputés château, églises. A Clion se situe le château de l'Isle-Savary. Au-delà on arrive à Châtillon sur Indre qui possède des monuments médiévaux intéressants. L'église de Saint Genou, celle de Saint Laurent de Palluau avec ses fresques murales et Notre-Dame de Châtillon sur Indre sont des édifices Romans de qualité. Les châteaux d'Argy, de Palluau et de l'Isle-Savary ont été reconstruits au tournant du XVème siècle par des familles apparentées les unes aux autres et qui ont joué un rôle important pendant les règnes des rois Charles VII et Louis XI. Buzancais Argy Pellevoisin Saint Genou Palluau Arpheuilles Clion Isle-Savary Châtillon/Indre Visitez Vallée de l'Indre L'Indre de la source à Châteauroux L'Indre de Bridoré à Montbazon La Touraine Loches Le Pays Lochois La Vallée de la Claise La Vallée de la Creuse Le Berry Département du Cher Département de l'Indre Châteauroux Issoudun La Châtre Le Blanc Dept Creuse 23 Dept Haute-Vienne Le Poitou Dept Vienne 86 Vallée de la Vienne Châtellerault La Vallée de l'Indre Le département de l'Indre se situe au centre de la France. Il tire son nom de la rivière l'Indre qui le traverse du Sud-Est au Nord-Ouest. L'Indre est une rivière qui prend sa source à l'extrême Sud du département du Cher, aux confins du département de la Creuse. Après une course de cinq kilomètres elle pénétre dans le département de l'Indre, son trajet y est de 130 kilomètres. La rivière passe à Sainte Sévère, La Châtre, Ardentes puis Châteauroux, la ville la plus importante sur l'ensemble de son cours. La ville suivante est Buzancais, c'est à partir de celle-ci que commence la visite de cette partie de la vallée jusqu'à Chatillon sur Indre. Vallée de l'Indre entre Châteauroux et Châtillon sur Indre Buzançais Buzançais est à 25 kilomètres au Nord-Ouest de Châteauroux. La ville est répartie de part et d'autre de l'Indre dont plusieurs bras sont franchis par autant de ponts, mais la partie centrale et historique est sur la rive droite de la rivière. Réservez votre hôtel à Buzançais Histoire La quasi-totalité des monuments médiévaux de Buzançais ont disparu, les gravures ci-dessous permettent donc d'en montrer un aperçu pour la période antérieure à la Révolution Française. Panorama sur Buzançais au XVIème siècle panneau de l'office de tourisme de Buzançais L'agglomération existait dès l'époque Gallo-Romaine, le faubourg Saint Etienne au Nord-Ouest était déjà habité. Le site bénéficiait d'un gué permettant de franchir l'Indre. Dans la seconde partie du IXème siècle, le roi de la Francie de l'Ouest Charles le Chauve avait une villa à proximité. Il l'attribue à un de ses fidèles Haimon, lequel ainsi que ses successeurs transforment la villa en maison forte puis construisent un château-fort sur une motte au bord de l'Indre. Les habitants de Saint Etienne se déplacent alors progressivement pour se grouper autour de ce château-fort et constituer le bourg de Buzançais. Buzançais est devenu le siège d'une importante seigneurie au Moyen-Age. Celle-ci est rentrée sous la tutelle de ses puissants voisins établis à Loches et Châtillon sur Indre, les comtes d'Anjou. En savoir plus sur les seigneurs de Buzançais C'est ce qui explique que depuis très longtemps Buzancais et sa région étaient liés à la Touraine et jusqu'à la Révolution Francaise la justice de cette ville relevait de Tours. Plan de Buzançais au XVIIIème siècle panneau de l'office de tourisme de Buzançais En 1847, suite à une hiver particulièrement rude, certains habitants ont provoqué une émeute qui a été sévèrement réprimée trois condamnations à mort, quatre aux travaux forcés à perpétuité, etc.. Au Moyen-Age Buzançais était protégé par une enceinte. L'église Saint Honoré, la chapelle Saint Jean et le Prieuré Notre-Dame étaient du XIIème siècle. Il ne reste rien du château médiéval et que de rares vestiges de l'enceinte. La chapelle Saint Jean et le Prieuré Notre-Dame ont également disparu. Une commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem existait au début du XIVème siècle. Un Hôtel-Dieu hôpital avait été fondé en 1360 par Sarrazine de Prie, la fille d'un seigneur de Buzançais, pour assister les pauvres et les pélerins, sa chapelle était dédiée à Saint Roch. Il ne reste rien non plus de ces édifices. L'église Saint Honoré avec son clocher du XIIème siècle a disparu en août 1944 l'Hôtel de Ville est sur son emplacement. Prieuré Saint Croix à Buzançais Sur le côté Est de Buzançais subsiste la chapelle Saint Lazare qui a été édifiée au XIIème siècle, elle faisait partie d'une maladrerie. Le Prieuré de Sainte Croix cf photo ci-contre a été fondé en 1418 par Jean de Prie seigneur de Buzançais, il a été fermé au moment de la Révolution Française. Après avoir été utilisé de manière variée, c'est le seul édifice médiéval qui subsiste à Buzançais. La ville conserve également plusieurs maisons anciennes dont certaines du XVIème siècle cf photos ci-dessous. Le Pavillon des Ducs a été construit à partir de 1533 par l'amiral Philippe Chabot comte de Buzançais, il dépendait du Château-Neuf, il comporte une tourelle polygonale cf photo ci-dessous à droite. Il a été modifié aux XVIIIème et XIXème siècles. Maisons anciennes Buzançais Pavillon des Ducs Réservez votre hôtel à Buzançais Argy Argy est un village qui se situe à six kilomètres au Nord de Buzançais. Il était le siège d'une petite seigneurie médiévale qui relevait des sires de Buzançais. Archambaud d'Argy a fondé en 1115 l'abbaye du Landais qui est à proximité. Son fils Archambaud II participe à la fondation de l'abbaye de Beaugerais en Touraine. Au XIIIème siècle ces seigneurs détiennent aussi Palluau et sont vassaux des seigneurs de Buzançais. Cette lignée de seigneurs s'éteint en 1270. A la fin du XIIIème siècle au plus tôt, la seigneurie passe à la famille de Brillac. A la fin du XVème siècle Pierre de Brillac, seigneur d'Argy, est Chambellan du roi Louis XI, il a épousé Anne de Tranchelion de la famille des seigneurs de Palluau. Il obtient de relever directement du roi de France. Leur fils Charles de Brillac, il a épousé Jeanne Varye, la fille de Guillaume Varye qui a fait reconstruire le château voisin de l'Isle-Savary. Charles de Brillac fait reconstruire le château autour de 1500, le donjon et la tour de Brillac sont issus de l'ancienne forteresse. Il est occupé au XVIème et au début du XVIIème siècle mais par la suite les seigneurs d'Argy ne résident peu au château. L'édifice reprend du service à la fin du XVIIème et au début du XIXème siècle, les propriétaires y résident à nouveau jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale. Ensuite il reste longtemps à l'abandon. Le château a été acquis en 1970 par le Club du Vieux Manoir qui a engagé alors sa restauration. Le château d'Argy, à gauche le donjon rectangulaire, en haut au centre la tour de Brillac Le château et les annexes forment un quadrilatère formé de deux parties la haute-cour avec le château lui-même et la basse-cour. La basse-cour se compose essentiellement de l'église et des communs. Le château comporte trois batiments disposés en équerre autour d'une cour. Quatre tours sont implantés aux angles, trois tours rondes et une quatrième, carrée, qui est le donjon cf photo ci-contre auquel on accédait par un pont-levis. Le côté Ouest n'existe plus. Les tours sont reliées entre elles par une courtine. L'aile Sud a été reconstruite au XIXème siècle. Deux façades raffinées avec des galeries donnent sur la cour intérieure, ces galeries sont sur deux niveaux, les galeries du rez-de-chaussée ont des arcatures en plein cintre surmontées d'arcs en accolades, à l'étage du côté Nord les arcades sont en anse de panier. Le donjon est décoré par deux petites tours en encorbellement sur le côté Ouest, une tourelle avec un escalier est présente à l'angle Sud-Est. Le corps de bâtiment principal fait plus de 80 mètres de long, il est flanqué par deux tours rondes. Pellevoisin Le village de Pellevoisin est cinq kilomètres au Nord d'Argy et à une dizaine de kilomètres des rives de l'Indre. Il a une origine ancienne, le site était occupé à l'époque Gallo-Romaine avec le nom de Pellevicus, puis au Moyen-Age. On y a identifié un tumulus qui contenait des sarcophages sans doute Mérovingiens, un point fortifié du Haut Moyen-Age motte castrale y était aussi implanté. Suite à un phénomène miraculeux dans les années 1870, Pellevoisin accueille un pèlerinage Catholique à Notre-Dame de la Miséricorde, en septembre de chaque année. Un monastère y a été construit. A la fin du XIXème siècle deux enfants appelés à devenir des grands écrivains ont séjourné à Pellevoisin Georges Bernanos qui est inhumé dans le cimetière communal et Jean Giraudoux. A la fin de 1940 le Grand Hôtel Notre-Dame a été réaquisitionné comme prison d'Etat. Des personnalités de la IIIème République y ont été internés Paul Raynaud, Vincent Auriol, Georges Mandel, Marx Dormoy, Marcel Bloch plus connu avec le nom de Marcel Dassault, etc. L'église Saint Pierre et Saint Paul L'origine de cette église cf photo ci-contre remonte au XIIème siècle. Elle a été remaniée aux XVIIIème et XIXème siècles. Eglise Saint Pierre et Saint Paul de Pellevoisin Le château du Mée Ce château se situe à 4 kilomètres à l'Ouest du village, en direction de Villegouin et de Palluau sur Indre. La famille de Menou détient la seigneurie de Pellevoisin et le fief du Mée dès le XIVème siècle, elle a fait construire le château du Mée au milieu du XVème siècle. Château de Le Mée à Pellevoisin Le corps de logis s'appuie sur une tour d'angle et une tour au centre du bâtiment cf photo ci-contre. Il était à l'origine entourée par une enceinte renforcée par des tours d'angle. Une aile a été ajoutée sur le flanc Est au XVIIème siècle. Saint Genou Saint Genou est un village à moins de dix kilomètres au nord-Ouest de Buzançais. Il conserve une église qui est un des plus beaux exemplaire de l'Art Roman en Berry en dépit de la destruction de la nef au XVIIème siècle. Les sculptures des chapiteaux de l'église sont remarquables. Histoire de l'abbaye Au IIIème siècle, Saint Genou, un Romain, a été envoyé en Gaule par le Pape Sixte II avec une mission d'évangélisation, Il a accompli des miracles de son vivant. Il est mort et a été enterré à Selles sur Nahon en Berry. Ses reliques ont été transférées à Estrées Saint Genou autour de l'an 900. Au milieu du VIIIème siècle, le roi de Francie Pépin le Bref lance des campagnes militaires contre le duc d'Aquitaine Waïfre qui s'est révolté, il installe un point fort à Estrées près de l'actuel Saint Genou pour lui servir de point d'appui, le comte de Bourges est chargé de le sécuriser. En 828, le comte de Bourges Wilfried et son épouse Ode créent un petit monastère près du village d'Estrées, sur la voie Romaine de Avaricum Bourges à Caesarodunum Tours, ils la confient à des moines Bénédictins. Le hameau d'Estrées est marqué par l'actuelle Lanterne des morts qui est située au milieu du cimetière paroissial. Elle est du XIVème siècle et s'élève à plus de 8 mètres de hauteur. Les moines s'enfuient au moment de l'arrivée des Normands en 867, quand ils reviennent il reconstruisent leur église un peu au Nord de l'ancien emplacement. Un bourg se constitue autour de cette église, il est à l'origine du village de Saint Genou qui finit par récupérer les habitants d'Estrées. Gravure de l'abbaye de Saint Genou L'abbé était élu par les moines, béni par l'archevêque de Bourges et l'élection approuvée par l'archevêque de Tours. Le monastère a été supprimé dans les années 1770. La gravure ci-contre montre la nef qui a été détruite au XVIIème siècle, elle est à la gauche du clocher qui lui aussi n'existe plus. Les tours d'enceinte en bas à droite et en haut à gauche existent toujours et permettent d'appréhender la superficie d'ensemble de l'abbaye.. Chevet et choeur vus du côté Nord Eglise de la Sainte Vierge à Saint Genou Vue du transept, du choeur et du chevet côté Sud La construction de l'église a commencé avant l'An Mil et elle a été consacrée en 1066 par l'archevêque de Bourges Aymon, elle a été reprise au XIIème siècle. Elle est de style Roman, l'église faisait alors plus de 50 mètres de longueur, le grand clocher était au Sud du transept, un peu à l'écart de l'église. Il subsiste de cette église le choeur, l'abside et le transept qui a été tronqué. La nef a été démolie en 1676 à la demande de l'abbé Louis Fumée. Le choeur est très élevé et allongé avec des bas-côtés se terminant par une absidiole. Ces bas-côtés sont couverts par une voûte en demi-berceau. Sur le mur-pignon intérieur, les colonnettes de la partie haute du choeur, entre les deux fenêtres côté Est, sont annelées. Au dessus se trouve une petite fenêtre en losange. Une colonnade les colonnes sont cylindriques de cinq arcades sépare le choeur d'avec les bas-côtés, il est sur trois niveaux les grandes arcades, des arcatures aveugles et au-dessus les fenêtres bordées de colonnettes. La voûte en berceau mise en place au XIXème siècle a remplacé une charpente et renforcé cette partie de l'édifice. Le choeur est prolongé par une abside en hémicycle voûtée en cul-de-four. Choeur et abside de l'église de la Sainte Vierge Les chapiteaux intérieurs sont décorés de sculptures remarquables qui racontent, entre autres, la vie de Saint Genou et des scènes de la Bible. L'activité religieuse a été suspendue en 1768 et les bâtiments ont été vendus comme Bien National au moment de la Révolution Française. L'église devient un édifice paroissial au début du XIXème siècle. Elle a été restaurée significativement au XIXème siècle, entre 1851 et 1886, par les architectes Mérindol et Darcy avec le souci de le consolider et de maintenir son aspect d'origine. La colonnade extérieure du chevet et du choeur de l'église de la Sainte Vierge Les chapiteaux sculptés Ils se situent à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de l'édifice. A l'extérieur les arcatures aveugles encadrées par des colonnettes engagées surmontent les fenêtres. La plupart des chapiteaux extérieurs ne sont pas d'origine, ils ont été refaits en s'appuyant sur le modèle d'origine qui était trop dégradé pour être recupéré. Chapiteau extérieur au Nord du chevet de l'église de Saint Genou Chapiteaux intérieurs Ceux à l'intérieur sont par contre de vrais chapiteaux Romans même s'ils ont été reconditionnés. De nombreux chapiteaux sont agrémentés de motifs végétaux. Sur certains chapiteaux de l'abside on retrouve des traces de polychromie. Un certain nombre de chapiteaux historiés sont présentés ci-dessous, ce sont - sur le côté Nord du choeur Daniel dans la fosse aux lions cf photo ci-dessous à gauche, le prophète est assis entre deux lions, une main tenue par un ange porte Habacuc lui fournit de la nourriture. - sur le côté Sud du choeur Saint Genou avec un chien et deux femmes cf photo ci-dessous à droite, sur la droite, les deux femmes qui s'embrassent sont serrées l'une contre l'autre peut-être la Visitation de la Vierge Marie à Elizabeth. Daniel dans la fosse aux lions Chapiteaux historiés à l'intérieur de l'église de Saint Genou Saint Genou avec un chien et deux femmes Les deux chapiteaux historiés ci-dessous sont - un chapiteau aux monstres qui sont dressés avec leurs têtes réunies cf photo ci-dessous à gauche, - un premier chapiteau du dresseur de singes, un des singes est enchainé, l'autre est monté sur un porc cf photo ci-dessous à droite, peut-être une relation avec le péché de luxure. Chapiteau aux monstres Chapiteaux historiés à l'intérieur de l'église de Saint Genou Chapiteau du dresseur de singes Les deux chapiteaux historiés ci-dessous sont - des pélerins avec un bâton de marche cf photo ci-dessous à gauche, - un second chapiteau du dresseur de singes, un des singes est enchainé et se tient la tête car son dresseur le bat avec un baton, l'autre est monté sur un porc qui est le symbole du péché cf photo ci-dessous à droite. Chapiteau des pélerins en marche Chapiteaux historiés à l'intérieur de l'église de Saint Genou Chapiteau historié Les deux sculptures historiées ci-dessous sont - un chapiteau aux lions cf photo ci-dessous à gauche, - un bas-relief sculpté cf photo ci-dessous à droite est implanté dans le bras Sud du transept, sur l'envers de la façade. Il est sans doute du XIIème siècle et issu d'un monument funéraire ou d'un autel, il représente deux saints martyrs tenant une palme. Chapiteau aux lions Eglise de Saint Genou Bas-relief Palluau sur Indre Palluau est à une dizaine de kilomètres au nord de Buzancais, le village s'étend par étages sur le côteau Nord de l'Indre. A l'époque Romaine, la voie qui allait de Genabum Orléans à Limonum Poitiers passait au pied de l'éperon rocheux qui porte Palluau. La ville conserve plusieurs monuments intéressants un château d'origine médiévale cf photo ci-dessous qui domine la vallée, l'église Saint Sulpice qui est une ancienne Collégiale et surtout l'église Prieuriale Saint Laurent avec ses remarquables fresques murales d'époque Romane. Il est dommage qu'avec une tel patrimoine la cité fasse un peu figure de belle endormie. Il est vrai que la petite ville comptait environ 2000 habitants vers 1850, maintenant elle est devenue un village de moins de 800 habitants. Panorama sur Palluau sur Indre le château et l'église Saint Sulpice Le château Il est sur un éperon qui est à 120 mètres au-dessus de l'Indre. Cette forteresse a été construite à l'initiative du comte d'Anjou Foulques IV le Réchin dans les années 1070, Palluau était à cette époque la limite Sud de la Touraine, qui appartenait à ce comte d'Anjou. Foulques IV le Réchin confie la garde de ce château à un vassal, Jean de Palluau dont les descendants sont seigneurs de Palluau. Agathe, l'héritière de la seigneurie de Palluau épouse en 1160 Archambaud III, seigneur d'Argy, leurs descendants détiennent la seigneurie de Palluau. Dans la seconde partie du XIIème siècle il fait partie des domaines de Henri II Plantagenêt puis Richard Coeur de Lion. En 1188 l'armée du roi de France Philippe II Auguste s'en empare, il en est resté un nom au donjon la tour Philippe-Auguste. Au début de la Guerre de Cent Ans, en 1356, le château est pris par le Prince Noir qui effectue un long raid dans le centre de la France. Le château subit de nombreux dommages pendant cette période. A partir de 1365, Palluau et son château passent par mariage à la famille Tranchelion qui le conserve jusqu'en 1537. Le château-fort est reconstruit, le donjon tour Philippe-Auguste et la tour Sainte Menehoulde sont de cette époque. A la fin du XVème siècle Guillaume de Tranchelion fait reconstruire le logis principal entre les deux tours, au-dessus du village, l'édifice est résidentiel selon le goût de l'époque. Le logis disposé en équerre cf photo ci-contre et ci-dessous est réalisé pour Charles de Tranchelion au début du XVIème siècle. Ces logis sont en style Gothique avec l'influence de la première Renaissance. La chapelle est aussi de la fin du XVème siècle en style Gothique flamboyant avec des fresques réalisées au XVIIème siècle portant sur la vie de la Vierge et l'enfance du Christ. Château de Palluau vu du Nord-Ouest, au centre le donjon Le château se dégrade pendant les Guerres de Religion. Antoine de Buade de Frontenac l'achète au début du XVIIème siècle, il le fait aménager et compléter. Louis de Frontenac, comte de Palluau, a été gouverneur de la Nouvelle France Québec pendant le règne de Louis XIV. Les bâtiments ont été remis en état au XIXème siècle. Le logis principal en blanc sur les photos au-dessus et ci-contre a été restauré au début du XXIème siècle. Le seigneur de Palluau avait un droit original vis à vis de hommes et des femmes mariés dans la paroisse au cours de l'année Le jour de la Pentecote, les femmes mariées devaient lui présenter un chapeau de roses rouges et chanter une chanson en dansant en rond. Les hommes mariés en premières noces lui offraient un pot neuf et couraient un éteuf jeté dans la prairie voisine. Ceux qui s'étaient mariés en secondes noces apportaient une buie et la brisaient. Vue de la cour intérieure du château de Palluau Eglise Saint Sulpice L'église Saint Sulpice est une ancienne Collégiale qui a l'origine était dédiée à Sainte Menehoulde, elle est construite en contrebas du château comme le montre la photo ci-dessous. Elle existait au début du XIIIème siècle sans que la date de sa construction soit connue. Eglise Saint Sulpice de Palluau, à l'arrière-plan le château La photo ci-dessus montre bien sa structure, sur la gauche la nef et le clocher qui sont les parties les plus anciennes et sur la droite, en surélévation par rapport à la nef, le choeur et le chevet sont de la fin du XVème siècle en style Gothique flamboyant. Elle a une nef unique de trois travées qui précède un vaste choeur très éclairé par les grandes fenêtres Gothiques cf photo ci-contre, l'arc doubleau massif qui les sépare a été ajouté en renforcement à la fin du XVIIIème siècle. Les travées de la nef sont couvertes de voûtes d'ogives à huit quartiers. Les arcs retombent sur des colonnes engagées flanquées de deux colonnettes, toutes portant des chapiteaux sculptés. Toute cette partie est une reprise de l'édifice du XIIIème ou XIVème siècle, les voûtes ont été remaniées au XVIème. Le choeur cf photo ci-contre est de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème, il est l'oeuvre de Jean et Charles de Tranchelion. Les voûtes en ogives du choeur sont à six quartiers, celles de l'abside sont accompagnées de liernes et de tiercerons. Les baies sont agrémentées en hauteur d'un remplage composé d'un ensemble à trois lancettes trilobées. Les vitraux sont sur le thème de la vie du Christ. Choeur Gothique de l'église Saint Sulpice La chapelle seigneuriale, côté Nord, a été réalisée en 1502 par Charles de Tranchelion. La façade cf photo ci-dessous à gauche a été refaite dans la seconde moitié du XIXème siècle avec en particulier le remplage néo-gothique de la fenêtre. Les stalles du XVème siècle montrent des sculptures sur bois de personnages grotesques sur les miséricordes. Façade Ouest Eglise Saint Sulpice de Palluau Chevet et chapelle seigneuriale côté Nord A l'intérieur, la nef était couverte de fresques murales, dont une seule reste à peu près visible cf photo ci-dessous à droite, les autres ne sont que des traces. De nombreux chapiteaux sculptés sont intéressants cf photo ci-dessous à gauche. Chapiteau sculpté Eglise Saint Sulpice de Palluau Fresque murale De nombreuses statues en pierre polychromes décorent l'ensemble de l'édifice, elles sont des XVème et XVIème siècles. Surla photo ci-dessous au centre, Saint Roch est accompagné de son chien et de son ange, à droite Saint Jacques en pélerin. Statue polychrome Statue polychrome de Saint Roch Statue polychrome de Saint Jacques L'église Saint Laurent Chevet, choeur et transept Eglise Saint Laurent Façade occidentale L'église Saint Laurent est située dans la rue Basse, elle ne paye pas de mine vue de l'extérieur cf photo ci-dessus à gauche. Elle appartenait à un ancien prieuré de l'abbaye Saint Genou. Elle a sans doute été construite à la fin du XIème siècle en style Roman. Vendue comme Bien National et par lots au moment de la Révolution Française, elle a été transformée en logements, c'est pourquoi la nef est encore habitée. La façade occidentale cf photo ci-dessus à droite dessert en fait une habitation. La partie haute du chevet cf photo ci-dessus à gauche comporte, juste au-dessus d'une fenêtre qui a été rendue aveugle, une décoration de colonnettes dont l'une est cannelée. Le reste de l'édifice comporte une crypte du XIème siècle cf photo ci-contre avec un arc en plein cintre à doubles rouleaux. Crypte de l'église Saint Laurent Cette crypte est surmontée par un choeur qui est séparée de l'abside par un arc doubleau qui retombe sur des chapiteaux à feuillages en haut de colonnes cylindriques peintes cf photo ci-dessous à gauche. Les fresques murales C'est dans le choeur et l'abside que se trouvent de belles fresques murales Romanes réalisées au XIIème siècle, l'église en était sans doute complètement recouverte à l'origine. Ces fresques ont été identifiées sous un badigeon à la fin des années 1930, elles ont été remises en valeur dans les années 1980. Elles ont été réalisées avec de la peinture à l'eau colorée par des pigments qui sert ensuite à dessiner sur un enduit à base de lait de chaux qui fixe la fresque en séchant. Vue d'ensemble des fresques murales de l'église Saint Laurent La photo ci-contre montre les principales compositions, elles sont détaillées sur les deux photos en dessous. La Vierge en majesté Sur la voûte en cul-de-four de l'abside en arrière-plan se trouve une Vierge en majesté avec sur les côtés deux saintes tenant des palmes, elle est assise et tient le Christ sur ses genoux cf aussi photo ci-dessous à gauche. La tête de la Vierge est entourée d'un voile qui retombe sur ses épaules. Sa robe est de couleur pourpre. Le Christ dans une mandorle Sur la voûte du choeur au premier plan un Christ dans une mandorle est entouré par les 24 vieillards de l'Apocalypse cf photos ci-contre et ci-dessous à droite. Le Christ adresse adresse une bénédiction avec sa main droite, il tient un livre dans la main gauche. Sa robe est pourpre comme celle de la Vierge. Il est entouré par trois des quatre symboles des Evangélistes le lion de Saint Marc, l'aigle de Saint Jean, le symbole de Saint Mathieu, par contre le symbole de Saint Luc a disparu. Fresque de la Vierge dans l'abside Eglise Saint Laurent Fresque du Christ sur la voûte du choeur Sur la fresque de la photo ci-dessous à gauche, Saint Laurent est peint sur son gril, torturé par un bourreau pendant qu'un auxiliaire entretient le feu. Cette fresque est au bord de la fenêtre, sur le côté Nord de l'abside. La fresque sur la photo ci-dessous à droite représente un évêque avec sa crosse. Fresque du martyre de Saint Laurent Eglise Saint Laurent Fresque d'un évêque Livres des Editions Zodiaque sur l'Art Roman, Collection La Nuit des Temps Berry Roman de Jean Favière, de Basche - Editions Zodiaque La photo de la jaquette montre la fresque de la Vierge de l'église Saint Laurent de Palluau sur Indre. Touraine Romane de Charles Lelong - Editions Zodiaque Val de Loire Roman de Jean-Marie Berland - Editions Zodiaque Haut-Poitou Roman de Raymond Oursel - Editions Zodiaque Anjou Roman de Marcel Deyres, Jean Porcher - Editions Zodiaque Maine Roman de Marcel Deyres, Jean Porcher - Editions Zodiaque Arpheuilles Arpheuilles est un village à moins de huit kilomètres au Sud de Palluau, de l'autre côté de l'Indre. Eglise Saint Hilaire d'Arpheuilles L'église Saint Hilaire remonte au XIIème siècle, le choeur et chevet restent en style Roman. Le choeur comporte deux travées marquées par les conreforts extérieurs. Comme le montre bien la photo ci-dessus, la nef à gauche sur la photo est d'une facture postérieure. Les murs gouttereaux sont renforcés par quatre contreforts rectangulaires, les trois fenêtres sont placées en hauteur. Le portail de la façade occidentale est surmonté par un arc en plein cintre avec plusieurs voussures sculptées cf photo ci-contre. Les modillons sont aussi sculptés mais leur état est assez dégradé. Voussures et sculptures du portail de l'église Saint Hilaire Clion sur Indre Clion est une petite ville à six kilomètres au Nord-Est d'Arpheuilles et à moins de huit kilomètres au Sud-Est de Châtillon sur Indre. Son origine est ancienne, elle a été créée comme site d'un marché Claudiomagus à l'époque Gallo-Romaine. Château de l'Isle Savary Ce château est à la sortie Est du bourg. Il a été construit en 1465 sur l'emplacement d'un ancien chateau-fort qui remontait à l'An Mil. Le nom du site vient de Jourdan de Savary qui le possède au début du XIIIème siècle. La famille Savary le garde jusqu'au début du XIVème siècle. Il devient la propriété de Guillaume Varye, un proche de Jacques Coeur, qui entreprend une reconstruction complète de l'édifice à partir de 1465, il meurt en 1469 et sa veuve Charlotte de Bar achève l'édifice. Il a un plan carré, autour d'une cour se développent trois corps de bâtiments avec des tours d'angle, l'une d'elles est plus haute et fait office de donjon, il est isolé du corps de logis. Toutes les tours sont crénelées et ont des machicoulis et parcourues par un chemin de ronde. Il est entouré par un fossé sur trois de ses côtés Ouest, Sud et Est. L'intérieur du château a été réagencé au début du XIXème siècle. Laissé à l'abandon à partir de la fin du XIXème siècle, il a été restauré à la fin du XXème siècle. Château de l'Isle Savary à Clion sur Indre Châtillon sur Indre Chatillon sur Indre est une petite ville du département de l'Indre, elle est à un cinquantaine de kilomètres au Nord-Ouest de Châteauroux et à une trentaine au Sud-Est de Loches. Grace à son château et à son ancienne Collégiale Saint Outrille Notre-Dame la ville a gardé un cachet ancien mis en valeur par la rue piètonnière qui est entourée par des ruelles anciennes. Réservez votre hôtel à Châtillon sur Indre Panorama sur Châtillon sur Indre avec le Donjon et la chemise qui l'entoure Histoire Le village d'origine était situé à Toizelay à un kilomètre vers l'Ouest, les habitants se sont déplacés autour du château après la construction de celui-ci afin de bénéficier de sa protection. Au Moyen-Age, le bourg était protégé par une enceinte dont certains éléments restent visibles le long du boulevard du général Leclerc. Dès le la fin du IXème siècle Châtillon relève des seigneurs de Buzançais qui ensuite ont pour suzerains les comtes d'Anjou et en particulier Foulques III Nerra. C'est à ce titre que Châtillon fait partie des domaines contrôlés par les Plantagenêts au début du XIIème siècle. C'est Henri II Plantagenêt qui fait reconstruire le donjon du château vers 1150. A la fin de 1188, Châtillon et son château sont enlevés par le roi de France Philippe II Auguste qui est en guerre contre les Plantagenêts. Repris par ces derniers le château passe finalement sous le contrôle du roi de France en 1205. La vie du bourg a ensuite été rythmée par les succés ou mésaventures des seigneurs puis propriétaires du château jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Châtillon et sa région relevait de la Touraine. La ville avait une certaine importance au Moyen-Age comme en témoigne la construction de la Collégiale Saint Outrille Notre-Dame à la fin du XIème mais en dehors de l'enceinte castrale. Châtillon devient le siège d'une élection issue de celle de Loches à la fin du XVIème siècle puis d'un bailliage et d'un présidial une cinquantaine d'années plus tard. Au moment de la Révolution Française Châtillon est rattaché au nouveau département de l'Indre. Pour autant la ville et sa région sont restées liées au Pays Lochois. La ville comptait près de 4000 habitants en 1850, elle en avait encore près de 3600 en 1980 mais en une trentaine d'années elle en a perdu près de 800 plus de 20% pour arriver maintenant à 2800 habitants. Sa situation économique n'est donc pas florissante, de manière analogue à la région qui l'entoure. Maison ancienne qui a disparu au début du XXème siècle La ville conserve plusieurs monuments remarquables le château, avec d'une part le donjon et d'autre part l'enceinte castrale, et l'eglise Notre-Dame anciennement Saint Outrille qui est à la base de style Roman mais aussi marquée par la transition vers le style Gothique. Elle conserve aussi des maisons anciennes même si certaines, très caractérisques, ont disparu pendant la première moitié du XXème siècle cf photo ci-contre. Cette période n'a d'ailleurs pas été faste, de nombreux édifices intéressants ont alors été détruits ou endommagés. Le château Donjon, enceinte castrale et Logis Relisons la description qu'en faisait Stendhal en 1837, dans son livre Mémoires d'un touriste La diligence s'arrêtant deux heures à Châtillon sur Indre, j'ai couru à la fameuse tour. Au milieu des énormes pans de muraille de l'ancien château, s'élève un rocher, et sur ce rocher une énorme tour ronde de trente pieds de haut, et sur cette tour un seconde qui a soixante pieds d'élévation. Tout celà est revêtu de lierres magnifiques. L'ensemble castral est difficile à identifier pour le visiteur, d'abord parce qu'il est vaste et surtout il a été désarticulé au fil des siècles. De nombreuses parties ont été détruites à la fin du XIXème siècle et certaines constructions sont en mauvais état. Il se compose maintenant d'édifices divers dont certains par exemple les maisons qui ont été ajoutées à l'époque moderne n'ont rien à voir avec le château d'origine. L'ensemble castral avec le donjon, l'enceinte castrale et les logis L'ensemble castral comporte plusieurs parties, en premier lieu le Donjon parfois appelé Tour de César sur le flanc Ouest de l'enceinte castrale dont il subsiste plusieurs éléments sur les flancs Nord et Est et les Logis construits par Pierre de la Brosse à la fin du XIIIème siècle, ils donnent sur l'Indre vers l'Est. Le Château à travers les siècles Dès le IXème siècle une motte point fortifié est implantée sur le point haut de Châtillon. Le roi de Francie Occidentale Charles le Chauve donne vers 870 à un de ses fidèles, Haimon, la motte de Châtillon. Un château avec un donjon sur la motte et une enceinte castrale a sans doute été construit dès le XIème siècle. Dans la seconde partie du XIIème siècle le château appartient à Henri II Plantagenêt qui fait reconstruire le Donjon. Philippe II Auguste concède en 1205 le château de Loches et celui Châtillon à Dreux de Mello. Le roi Louis IX les récupère en 1250. Le château de Châtillon est de nouveau concédé par le roi Philippe III à son favori Pierre de la Brosse en 1274. A la fin du XVème siècle il est occupé par l'administration royale, certaines parties sont même louées. Il finit par être vendu au milieu du XVIIIème siècle. Au moment de la Révolution Française il est à nouveau vendu mais cette fois par lots, il est négligé et même maltraité pendant le XIXème et la première moitié du XXème siècle. Depuis la fin du XIXème siècle, la municipalité rachete petit à petit l'ensemble castral et tente de le remettre en valeur. Le Donjon Sa construction a été réalisée dans la seconde partie du XIIème siècle par Henri II Plantagenêt qui cherchait alors à consolider sa tutelle sur le Bas-Berry. Le donjon permettait de contrôler toute la campagne environnante. Le donjon est implanté sur une motte escarpée qui fait environ 50 mètres de diamètre. Il est situé sur le flanc Ouest de l'enceinte castrale. Il se compose d'une tour cylindrique d'environ 12 mètres de diamètre et 18 mètres de hauteur, elle était sans doute plus élevée à l'origine. Elle était alors couverte par un toit. Elle comportait aussi des niveaux souterrains. A l'intérieur une salle est couverte par une voûte en coupole et avec des ouvertures étroites archères. La tour a été réaménagée et renforcée dans le courant du XVème siècle en conséquence de l'insécurité créée par les luttes de la Guerre de Cent Ans. Puis elle a malheureusement été réamenagée à nouveau, en 1930, pour y placer un réservoir d'eau. Donjon de Chatillon sur Indre avec la partie Nord de la chemise, en bas une des tours de la Porte Nord Cette tour est entourée par une petite enceinte appelée chemise qui a été réalisée en deux temps. La partie Sud-Ouest est la mieux conservée avec 23 pans bien visibles grace à un parement en pierre blanche cf photo ci-dessous à gauche, l'autre partie est quasiment démolie jusqu'au niveau du terre-plein. Les deux parties de la chemise ont perdu leurs créneaux. L'enceinte castrale La muraille protégeant le château se raccordait sur la chemise du Donjon, à la fois côté Sud et côté Nord. La partie Sud de cette enceinte a été détruite en 1885, y compris la porte Sud qui était l'entrée principale du château cf photo de son emplacement ci-dessous à gauche. Elle était à la jonction de la place du Vieux-Château et de la place du Marché. Des maisons modernes ont été construites à la place de cette porte Sud. La partie Est a été transformée au moment de la construction des Logis à la fin du XIIIème siècle. Emplacement de l'ancienne Porte Sud dans l'enceinte du château, au-dessus le donjon et la partie Sud-Ouest de sa chemise La partie Nord conserve des éléments de l'enceinte Porte Nord et Tours quadrangulaires, elles sont noyées dans des constructions de l'époque moderne. La Porte Nord Des ruines de la porte Nord sont encore visibles cf photo ci-dessous, elles sont au pied du donjon cf photo au-dessus, en fait cette porte a été construite à la fin du XVème siècle. Deux tours semi-circulaires encadraient un pont-levis, une rampe devait permettre d'accéder à la cour du château. Porte Nord de l'enceinte du château de Châtillon sur Indre Les Tours quadrangulaires Les tours qui subsistent se situent sur le côté Nord de l'enceinte le long de la rue Isorée cf plan au-dessus et photos ci-contre et ci-dessous. Elles sont maintenant insérées dans des habitations et dans le même état d'entretien que celles-ci. Deux autres tours quadrangulaires existaient sur le côté Sud, elles ont été démolies à la fin du XIXème siècle. Les tours quadrangulaires de la partie Nord de l'enceinte du château La tour sur la photo ci-dessous à droite s'appelle la tour des prisons appartient à la commune elle est sur cinq niveaux, celle sur la photo à gauche est privée. C'est entre ces deux tours qu'était établi un bâtiment qui a contenu des prisons, il prenait appui sur une tour et sur l'intérieur de la muraille. Leurs bases sont aveugles et surmontés par des étages munis d'archères avec ébrasement ouvertures qui se retrécissent de l'intérieur vers l'extérieur. Une des tours conserve les traces d'un chemin de ronde qui devait longer toute la courtine à l'époque médiévale. Les tours quadrangulaires de la partie Nord de l'enceinte du château Les Logis En 1274, le roi de France Philippe III donne à son conseiller et chambellan Pierre de la Brosse la châtellenie de Châtillon, y compris le château et la ville. Celui-ci fait construire un important Logis avec une grande terrasse. Il est arreté, condamné et exécuté en 1278. Châtillon et son château reviennent alors dans le domaine royal. Dans les décennies qui suivent le château sert parfois de résidence royale. L'enceinte et les Logis sur le flanc Est du château Le Logis principal domine l'Indre sur le côté Est, il donne sur une grande terrasse d'agrément cf photo ci-dessus. Il a plusieurs niveaux avec de nombreuses fenêtres. La chapelle prolonge le logis sur son flanc Sud, elle a été réalisée après 1280. Les Logis vus du Nord-Est du château, à gauches deux tourelles faisant partie de l'enceinte et à droite la première tour quadrangulaire Le côté Nord du Logis comporte trois étages bien visibles avec les trois niveaux de planchers du pignon cf photo ci-dessus. Sous ce pignon apparaissent deux tourelles arasées, elles étaient encore complètes au milieu du XVIIIème siècle, celle du Nord-Est à gauche contenait un escalier raccordé aux étages du Logis. Les Logis vus du côté Ouest donnant sur la place du Vieux-Château Eglise Notre-Dame anciennement Collégiale Saint Outrille Une Collégiale a été fondée à Châtillon au XIème siècle avec un chapitre de chanoines par le seigneur Guy de Châtillon, elle était dédiée à Saint Outrille Austrégésile, un archevêque de Bourges qui est mort en 624. La collégiale relevait de cet archevêché. L'église actuelle de cette collégiale a été commencée au XIème siècle et sa construction s'est étendue sur les deux siècles suivants, elle comporte donc des parties en style Roman et d'autres en style Gothique. La première église est modifiée au XIIème siècle, la nef est reconstruite avec des voûtes en berceau et l'ajoût de collatéraux dont les arcs doubleaux s'appuient sur des contreforts extérieurs. Ainsi les fenêtres sont plus grandes et fournissent un meilleur éclairage de l'intérieur de l'édifice. Au XIIIème siècle la croisée du transept est couverte d'une voûte angevine de style dit Plantagenêt et elle est surmontée par un clocher. Au XVème siècle des chapelles sont implantées dans les collatéraux. Façade Ouest et côté Sud de l'église Notre-Dame En juillet 1790, pendant la Révolution Française, le chapitre des chanoines de Saint Outrille a été supprimé. L'église devient celle de la paroisse de Châtillon en 1801, elle est dédiée alors à Notre-Dame. Elle a été restaurée d'abord en 1804, 1813, 1845 puis de manière plus complète de 1852 à 1854. Ceci n'empêche pas l'effondrement, en 1874, d'une chapelle donnant sur un collatéral, les travaux reprennent de 1875 à 1877. D'autres travaux de consolidation ont eu lieu de manière récurrente jusqu'à maintenant. La longueur de l'édifice est de près de 37 mètres, celle du transept est de plus de 21 mètres. Le choeur, les absides et le transept sont les éléments les plus anciens cf photo ci-contre ils remontent au XIème siècle. Façade occidentale de l'église Notre-Dame La façade Ouest cf photo ci-contre Elle a été reprise dans les années 1850, d'où son allure nette, seuls les chapiteaux de la partie basse ont été réemployés. Elle est divisée horizontalement en deux niveaux. La partie haute porte des fenetres, celle du centre étant plus importante, elles sont en plein cintre. Dans la partie basse, en avant des portes, existait un porche voûté en ogives le départ des ogives est encore visible, il protégeait les sculptures des portes. Sur les trois portes seule celle du centre le portail principal est ouverte, les portes latérales sont aveugles depuis le XVIème siècle. Le portail central est surmonté par quatre voussures en plein cintre et d'une archivolte. La première voussure est décorée de feuilles d'acanthe, les trois autres avec divers fleurons. Les chapiteaux sculptés sont portés par des colonnettes, les thèmes représentés cf photo ci-dessous sont par exemple Adam et Eve et des illustrations de la lutte des forces du Bien et du Mal. La façade est divisée verticalement en trois parties par quatre contreforts, la partie centrale correspond à la nef, les parties latérales aux collatéraux. Sculptures des chapiteaux du portail de l'église Notre-Dame La Nef et les collatéraux La nef possède quatre travées avec des collatéraux, elle est du XIIème siècle. A l'intérieur elle a une allure élancée en effet, sa largeur sans les collatéraux n'est que de 7 mètres alors que la hauteur sous la voûte est de près de 17 mètres. Elle se prolonge par le transept, le choeur et l'abside en hémicycle. Les voûtes de la nef sont en berceau brisé avec des doubleaux. Les voûtes des collatéraux sont en berceau également avec des doubleaux. Les arcades de séparation sont également en arc brisé et retombent sur des piliers avec des colonnes engagées. Elle comporte des chapiteaux sculptés qui pour la plupart d'entre eux sont des reprises du XIXème siècle cf photo ci-dessous à droite. Nef, collatéraux et choeur Sculpture d'un chapiteau de la nef XIXème siècle Le Transept Le transept se compose de la croisée et des bras Nord et Sud, il a une longueur de 21 mètres et l'ensemble a été surélevé cf photo en-dessous. La croisée du transept est encadrée par quatre grandes arcades en plein cintre et à rouleau unique qui retombent sur des piliers avec des colonnes engagées. Elle est couverte par une voûte d'ogives à nervures toriques, elle a été réalisée au XIIIème siècle. Les chapiteaux de la croisée du transept ont été réalisés au milieu du XIIème siècle, ils sont de qualité Daniel dans la fosse aux lions, Saintes femmes allant au tombeau du Christ, la Légende de Saint Outrille, etc. Chaque bras du transept croisillon est couvert par une voûte en berceau plein cintre et possède une absidiole en hémicycle sur son côté Est, elles sont couvertes par un cul-de-four. Les fenêtres son en hauteur. Haut du transept Sud de l'église Notre-Dame A l'extérieur, en haut du pignon du transept Sud un bas-relief représente un Christ en gloire encadré de deux anges cf photo ci-contre. En descendant on trouve deux bas-reliefs qui sont peut-être issus de l'église du XIème siècle, on peut y identifier Saint Pierre et Saint Outrille qui punissent un personnage qui accapare les biens des églises. En dessous deux fenêtres ont des archivoltes dont certaines reposent sur des colonnettes. Encore en dessous, une porte donne sur le flanc Sud de la nef cf photo ci-dessous, elle comporte des voussures en retrait les unes par rapport aux autres et qui sont décorées par des fleurs à quatre pétales, des billettes et des pointes de diamant. L'inscription en haut à droite provient d'un bas-relief antérieur, il évoque une guérison faite par Saint Austégésile Outrille. Portail du bras Sud du transept Le Choeur et l'abside A l'intérieur, le choeur n'est que constitué que d'une courte travée, il est relié à la croisée du transept par une arcade en berceau à double rouleau. L'abside est en cul-de-four, elle est éclairée par des fenêtres avec des voussures en plein cintre qui retombent sur des colonnettes avec des châpiteaux sculptés de motifs variés collerettes de feuillages, animaux, .... La base du mur comporte cinq arcades aveugles en plein cintre dont le style montre que c'est la partie la plus ancienne de l'église. Chevet et transept Sud de l'église Notre-Dame Le Chevet A l'extérieur, le chevet permet de se rendre compte des volumes respectifs du transept, du choeur et de l'abside la travée du choeur est beaucoup plus haute que l'abside. Les deux absidioles des bras du transept entourent l'abside principale. Toutes les fenêtres sont surmontées d'un arc en plein cintre. On remarque la surélévation par rapport au sol qui est en pente descendante. Le style Roman du Val de Loire est bien visible dans cette église. Bulletin Monumental 2010 168-1 Châtillon sur Indre Editions Picard de Société Française d'Archéologie - ISBN 2901837352 La vallée de l'Indre dans le Sud de la Touraine de Bridoré à Montbazon Après Chatillon l'Indre passe auprès de Bridoré et de son château cf photo ci-dessous, puis à Saint Hippolyte et près de Verneuil sur Indre, à Saint Jean-Saint Germain et à Perrusson qui possède une belle église Romane. Le château de Bridoré Enfin la rivière arrive à Loches où elle passe au pied de la Cité médiévale et de ses châteaux puis à Beaulieu les Loches. Elle remonte ensuite en direction du Nord-Ouest, passe à Courçay puis Cormery qui conserve les ruines d'une ancienne abbaye et possède une belle église Romane, Notre-Dame du Fougeray. Au-delà la rivière prend une direction plein Ouest et atteint Esvres puis Montbazon. La vallée de l'Indre dans le Sud de la Touraine Loches Le Lochois La Vallée de la Claise Bridoré Verneuil sur Indre Perrusson Beaulieu les Loches Azay sur Indre Reignac Courçay Cormery Esvres Veigné Librairie Vous pouvez acheter des livres sur le Blésois-Sologne, Paris, le Val de Loire, le Maine, l' Anjou, le Pays Chartrain, l' Orléanais-Berry, le Poitou, et les Charentes ainsi que des ouvrages plus spécialisés sur l'Histoire de France et les Chateaux de la Loire, le Moyen-Age, les Chateaux-Forts, les Cathédrales, les Abbayes et l'Art Gothique. 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Les Etichonides sont donc une très grande famille des époques Mérovingienne et Carolingienne. Hugues le Peureux a marié sa fille Ermengarde à Lothaire I, le fils ainé de l'Empereur. Ils ont pour adversaires les fils de Guillaume de Gellone lui meme petit fils de Charles Martel Bernard de Septimanie, Gaucelme Comte de Roussillon et leur parent Bernard de Gothie. Tous trois soutiennent l'Empereur Louis I le Pieux. Hugues le Peureux est nommé ainsi car il est accusé ainsi que Mainfroi comte d'Orléans de n'avoir pas porté assistance à temps à Bernard de Septimanie contre les Sarrazins qui ravageaient le sud de l'Aquitaine. En conséquence, ils sont destitués de leurs titres par Louis I le Pieux en 828. En fait ce sont des partisans de Lothaire, et ils deviennent des acteurs importants des guerres civiles dans la Francie de l'Ouest entre l'Empereur et ses fils. La Loire moyenne a été le principal théatre des guerres entre les années 830 et 835. Mainfroi a été remplacé à Orléans par Eudes, dont le frère Guillaume est déjà comte à Blois et Chartres. Ils sont issus de la famille des Gérold de Bavière. De cette famille est issue Hildegarde la femme de Charlemagne. Eudes d'Orléans est marié à Engeltrude, la soeur d'Alard le Sénéchal et leur fille Ermentrude épouse Charles le Chauve. En outre Eudes et Guillaume sont cousins de Bernard de Septimanie et alliés au clan des Aquitains. Louis I le Pieux est déposé une première fois, il est rétabli peu après. Mainfroi, exilé en Bavière, reprend la lutte en 832 en liaison avec Lambert, comte de Nantes et des Marches de Bretagne. Après la seconde déposition de Louis I le Pieux en 834, Eudes d'Orléans et Guillaume de Blois soulèvent les contrées de la Loire moyenne en sa faveur et marchent contre Mainfroi et Lambert. Ces derniers sont vainqueurs quelque part en Touraine en 834, Eudes et Guillaume sont tués ainsi que l'Abbé de Marmoutier et de nombreux fidèles de l'Empereur. Ce dernier lève une nouvelle armée et ses deux fils Pépin I et Louis le Germanique se rallient à lui. Lothaire est obligé de signer la paix à Chouzy sur Cisse, près de Blois, il est exilé en Italie avec Hugues le Peureux, Mainfroi et Lambert. Hugues y meurt de la peste en 836. Hugues le Peureux a eu un fils et trois filles - Luitfrid +865 - Ermengarde °800-+851 l'épouse de Lothaire I, roi de Lotharingie et qui deviendra Empereur en 840 - Adélaide qui épousa le Welf Conrad I puis Robert le Fort, - Berthe épouse de Girard II le frère d'Alard le Sénéchal de la famille des Girardides. Girard a été comte de Bourges, Charles le Chauve l'a destitué en 867. Vivien Au milieu du IXème siècle et en tout cas au début du règne de Charles le Chauve, le Comté de Tours est détenu par Vivien. C'est lui qui a fait don à Charles d'une Bible réalisée à l'Abbaye Saint Martin de Tours. inspiré de Jacques Denizet Histoire des Orléanais, Tourangeaux et Berrichons - Fernand Nathan- 1979 Le comté de Tours du Xème au XIIème siècle Dans les années 860 le comté de Tours passe sous la tutelle directe de Robert le Fort, Marquis de Neustrie. Ses successeurs gardent également la tutelle directe du comté de Tours. Ils administrent la ville par l'intermédiaire de Vicomtes. Cette fonction est occupée par Atto l'ancêtre de la Maison de Preuilly et Foulques le Roux. Hugues le Grand, duc de France, établit Foulques le Roux à Angers et attribue la vicomté de Tours à Thibaud l'Ancien, déjà comte de Blois. Peu de temps après Thibaud devient comte à part entière. A la fin du Xème siècle, Tours est l'enjeu d'une longue lutte entre les comtes d'Anjou et les comtes de Blois. Geoffroy Martel, comte d'Anjou, bat Thibault III de Blois à Nouy en 1044. Le comté de Tours passe alors sous le controle des comtes d'Anjou et de leurs descendants, les Plantagenets Les seigneurs de L'Isle Bouchard Il est probable que les Bouchard de l'Isle Bouchard sont issus de la même souche que ceux de Vendôme. Par exemple ces derniers ont possédé le chateau puis la seigneurie de Nouatre qui est proche de l'Isle Bouchard. Le premier seigneur connu est Bouchard. Il vit en 887, il est aussi seigneur de Rivarennes et Bréhémont sur la Loire. Il était sans doute chargé d'assurer la garde des régions situées entre la Loire et la Vienne contre les attaques Normandes. Les Seigneurs de l' Ile Bouchard Les Barons de Preuilly Les seigneurs puis Barons de Preuilly ont longtemps eu une position particulière en Touraine. En effet ils sont issus d'une famille qui à la fin du IXème siècle et au début du Xème siècle a occupé les fonctions de vicomtes d'Angers et de Tours en relation avec la famille des futurs comtes d'Anjou à laquelle elle était apparentée. Cette origine prestigieuse est sans doute la cause de leur qualification de Premiers Barons de Touraine. A la fin du XIème siècle les Barons de Preuilly deviennent comtes de Vendome, ce qui redonne un lustre certain à leur famille. Ils figurent parmi les féodaux contestataires, batailleurs, caractéristiques de cette époque de la féodalité. Les Barons de Preuilly Visitez Preuilly sur Claise Les Seigneurs de Maillé Luynes Les premiers seigneurs de Maillé apparaissent au début du XIème siècle, ce sont des vassaux des comtes de Blois. Ils prennent le titre de Barons au début du XIIIème siècle après la conquête de la Touraine par le roi de France Philippe II Auguste. Plus tard Hardouin IX sera Chambellan du roi Louis XI et lui cèdera Les Montils qui deviendront le château de Plessis lès Tours. Les seigneurs de Maillé Visitez Luynes et Cinq-Mars Les Seigneurs de Buzancais et de Châtillon sur Indre Buzancais apparait à l'époque Carolingienne car la ville était le siège d'une villa Royale assez utilisée, ainsi Charles le fils de Charles le Chauve y mourut à la fin du IXème siècle. La seigneurie de Buzancais incorporait à certaines périodes celles de Chatillon sur Indre et Verneuil. La famille de Buzancais est toujours restée très fidèle à la Maison d'Anjou à laquelle elle était apparentée. Elle en représentait l'élément avancé vers le Berry et le sud du Blésois. Haimon C'est le premier seigneur de Buzancais connu, il vivait à la fin du IXème siècle. C'est vers 870 que Charles II le Chauve lui attribue Buzancais, Chatillon sur Indre, Verneuil sur Indre et également une partie d'Amboise, la seigneurie dite de la Tour située du coté de l'église Saint Denis. Sulpice I d'Amboise descend de lui. Robert I Il est le fils d'Haimon et il hérite de ses biens. Haimon II Il est le fils de Robert I et lui succède. Sulpice I Sulpice est le fils de Haimon II. Il porte le surnom de MilleBoucliers, indication de son activité guerrière. Il vit dans les années 950 et possède Buzancais, Chatillon sur Indre, Verneuil sur Indre et la seigneurie de la Tour à Amboise. Il a pour fils Robert II qui suit et Hervé, Trésorier de l'Abbaye Saint Martin de Tours. Hervé Hervé est nommé Trésorier de l' Abbaye Saint Martin de Tours vers 970. Il fait reconstruire cette abbaye après sa destruction par un incendie, les travaux se terminent en 1014. A la même époque, en 1007, il fonde l'Abbaye de Beaumont lès Tours ou il fait transférer les religieuses de l'Ecrignole. Il démissionne vers 1010 et se retire dans une ile sur la Loire, près de Tours, où il fonde la Chapelle Saint Côme. Il est mort en 1021 et a été inhumé dans la Basilique Saint Martin de Tours. Robert II Il est le fils ainé de Sulpice I et il hérite de ses biens. C'est un familier du comte d'Anjou Geoffroy Grisegonelle qui lui confie jusqu'en 970 la garde de la place de Rochefort sur Loire à l'Ouest d'Angers. Il fait des dons importants à l'Abbaye de Miseray. Robert II a deux fils, Archambaud I qui suit et Sulpice II qui devient Trésorier de l'Abbaye Saint Martin de Tours vers 1010. Sulpice II fait reconstruire la Tour d'Amboise en 1014 appelée aussi la Tour de Pierre entre les deux bras de l'Amasse. C'est lui qui assure la défense d'Amboise, en 1027, lors du siège conduit par Eudes II de Blois et le fils ainé du roi de France Henri. Archambaud I Fils du précedent, il possède Buzancais, Chatillon sur Indre et Verneuil sur Indre. Archambaud épouse la fille de Roger le Diable seigneur de Montrésor. Il en a un fils et deux filles - Robert II qui suit, - Hersende Dame de Verneuil sur Indre qui épouse Lisoie de Bazouges, souche des seigneurs d'Amboise, - Hermesende Dame de Villentrois épouse de Foulques, un seigneur du Berry. En pratique le mariage d'Hermesende avec Lisoie de Bazouges négocié par le comte d'Anjou Foulques III Nerra fragmente les possesssions et le pouvoir de la famille de Buzancais qui se retrouve alors confinée dans ses domaines à la frontière du Berry et de la Touraine, c'est à dire Buzancais et Chatillon sur Indre. Robert II Il est seigneur de Buzancais et de Chatillon sur Indre. Il a deux fils, Robert III qui suit et Sulpice. Robert III Il est seigneur de Buzancais et de Chatillon sur Indre. Il a pour fils Geoffroy qui suit. Geoffroy Il est seigneur de Buzancais et de Chatillon sur Indre. Il a pour fils Robert IV qui suit. Robert IV Il est seigneur de Buzancais et de Chatillon sur Indre. Les seigneurs de Chateau la Vallière et Saint Christophe Hugues I d'Alluye Sa famille est issue d'Alluyes, une petite ville entre Châteaudun et Chartres. C'est un fidèle de Thibault le Tricheur comte de Blois. Il est encore vivant à la fin des années 970. Hugues II Fils du précedent. Il épouse une femme nommée Richilde. Il est encore vivant en 1025. Hugues III né vers 1015 Fils du précedent. Il épouse Richilde fille de Geoffroy I °1005 seigneur de Chateaux -la Vallière et Doyen de l'Abbaye Saint Martin de Tours. Ils ont trois fils et deux filles - Hugues IV qui suit, -Geoffroy et Jean qui sont encore vivant en 1080. - Adelais et Domitille encore vivantes en 1080. Hugues IV Fils du précedent. Il est encore vivant en 1080. Il a pour fils André qui suit. André Fils du précedent, il est encore vivant en 1155. Il épouse Elizabeth d'Amboise fille de Sulpice II d'Amboise et d'Agnès de Donzy. Ils ont un fils Hugues V qui suit. Hugues V Fils du précedent, il est encore vivant en 1180. Il épouse Guiburge de Chources, ils ont deux fils - André qui vit encore en 1200 - Jean qui suit. Jean +1248 Il fait un pélerinage à Jérusalem en 1240. Il a pour fils Hugues VI qui suit. Hugues VI Il fait un pélerinage à Jérusalem en 1248. il épouse Alix dont il a trois filles - Marguerite qui suit - Constance et Isabelle. Marguerite Elle épouse Rotrou de Montfort +avant 1241 seigneur de Semblancay, Pernay, Sonzay. Ils ont une fille Jeanne qui suit. Jeanne +v1300 C'est l'héritière des seigneuries de Chateau la Vallière, Saint Christophe, Semblancay, Pernay et Sonzay. Elle épouse en 1275 Guillaume VI l'Archevêque, Baron de Parthenay dont elle a de nombreux enfants. Seigneurs de Semblancay Aleaume C'est le premier seigneur de Semblancay connu, il est vivant en 1070. Il épouse Roscheria dont il a deux fils - Robert qui suit - Philippe Robert Fils du précedent, il est vivant en 1103. Il se fit Religieux à l'Abbaye de Marmoutier. Il a pour fils Aleaume II qui suit. Aleaume II Fils du précedent, il est vivant en 1130. Il a pour fils Guillaume qui suit. Guillaume Fils du précedent, il est vivant en 1159. Il eut une fille unique Adeline qui suit. Adeline Fille du précedent. Elle épouse Robert de Pernay encore vivant en 1195, ils ont un fils Robert qui suit. Robert Fils des précedents, il est vivant en 1215. Il a pour fille Isabelle qui suit. Isabelle Fille du précedent, elle épouse en premières noces Herbert Turpin, Chevalier qui devient par son mariage seigneur de Semblancay. Isabelle épouse en secondes noces Rotrou de Montfort seigneur de Montfort. Il devient aussi seigneur de Semblancay. En secondes noces Rotrou épouse Marguerite d'Alluye, dame de Chateau la Vallière et Saint Christophe. Les Seigneurs de Benais Benais est un bourg situé près de Bourgueil, au Moyen-Age cette ville était le siège d'une chatellenie. La seigneurie de Benais relevait du château de Chinon. Au milieu du XIIIème siècle elle appartient à la famille de Beaucay. Hugues de Beaucay +v1280 Hugues de Beaucay, qui est seigneur de Beaucay mais aussi de Benais, La Motte et Champigny sur Veude, accompagne le roi de France Saint Louis à la croisade de 1248. A son retour il fonde le Couvent des Cordeliers de Loudun. Il épouse Alix de Chatillon. Ils ont de nombreux enfants douze dont Eustache qui suit. Eustache de Beaucay Elle hérite de la seigneurie de Benais. Elle se marie, en 1281, en premières noces avec Guillaume d'Usage, Vidame du Mans. Elle épouse ensuite André de Laval, fils de Guy VIII seigneur de Laval et de Vitré et de Jeanne de Beaumont. André est seigneur de Châtillon et Loué, il meurt avant 1356. Eustache et André ont pour fils Guy qui suit. Guy de Laval +1386 Il est seigneur de Benais, Loué et Brée. Il épouse Jeanne de Pommereux dont il a deux fils Jean et Thibaud qui suivent. Guy de Laval est mort le 13 juin 1386 et a été inhumé dans l'église de Benais qu'il avait fait construire en 1378. Jean de Laval Il épouse en premières noces Francoise Cottereau puis en secondes noces Mahaut Le Vayer, veuve de Hardouin VII de Maillé. Jean de Laval meurt sans enfant. Thibaud de Laval Il succède à son frère Jean à la tete des seigneuries de Benais, Loué, Brée. En 1433 il est Conseiller et Chambellan du roi de France Charles VII. Il épouse Jeanne de Maillé. Guy de Laval +1484 Fils du précedent, il est aussi seigneur de Montsabert , Marcillé et La Faigne. Guy est Chambellan du roi Charles VII et devient Sénéchal d'Anjou. Il épouse Charlotte de Sainte Maure et ils ont comme fils Pierre qui suit. Guy est mort le 19 décembre 1484 et Charlotte le 30 aout 1485 tous deux ont été inhumés dans l'église de Benais. Pierre de Laval +1528 Il épouse Philippe de Beaumont fille de Jacques de Beaumont, seigneur de Bressuire, Baron de la Haye et Sénéchal de Poitou, et de Jeanne de Rochechouart. Ils ont pour fils ainé Gilles qui suit. Pierre est mort le 18 octobre 1528 et a été inhumé dans l'église de Benais. Gilles de Laval +v1550 Gilles est seigneur de Bressuire et Benais. Il épouse vers 1500 Francoise de Maillé qui lui apporte les titre de Baron de Maillé Luynes et de Rochecorbon. Gilles et Francoise ont deux enfants - Gilles II de Laval, Baron de Maillé et Rochecorbon, - Anne épouse de Philippe de Chambes seigneur de Montsoreau. La suite des Seigneurs de Benais est incluse dans les Seigneurs de Maillé Les seigneurs de Nouatre Guy de Nevers C'est le fils de Renaud I de Nevers et d'Advise de France, fille du Roi de France Robert II le Pieux. Guy est un cousin de Bodon de Nevers l'époux d'Adèle d'Anjou comtesse de Vendome. Lors de la minorité du fils de Bodon et d'Adèle, Bouchard III, Guy assure la tutelle du comté de Vendome. © 1998-2014 All Rights Reserved. Les Seigneurs de Montsoreau
les seigneurs de la vallée de l isle